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L'avenir
La
révision de la Convention s'inscrit également dans une optique d'avenir.
Le Conseil d'administration peut notamment, dans le cadre de l'Article
33 (1)(b) CBE révisé, modifier la Convention pour assurer sa conformité
avec des traités internationaux et la législation de la Communauté
européenne. L'Article 87 (5) CBE simplifie en outre la procédure de
reconnaissance des dépôts qui donnent
naissance à un droit de priorité par le biais d'une communication
présidentielle. Le nouvel Article 149a CBE prévoit de futurs accords
entre les Etats contractants ainsi que les modalités de l'intervention
de l'OEB dans ces accords, notamment avec la création d'une entité
commune chargée de rendre des avis sur des questions relatives au droit
européen des brevets ou au droit national harmonisé. Le nouvel Article
4a CBE jette les bases des futures conférences intergouvernementales des
Etats contractants, qui se traduiront par des accords dépassant
l'étendue de la CBE, dans le droit fil des conférences
intergouvernementales ad hoc de 1999 et 2000, qui ont débouché sur
l'Accord de Londres sur les traductions et
l'Accord sur les litiges en matière de brevet européen. Tous ces
changements confèrent à la CBE une souplesse dont elle avait fort
besoin.
Le
changement sans doute le plus remarquable concerne cependant le
transfert d'un certain nombre de dispositions détaillées de la Loi sur
les brevets européenne vers les règlements d'exécution. Cette démarche
facilitera sensiblement toute révision future de la CBE, dans la mesure
où les règlements d'exécution peuvent être modifiés par le Conseil
d'administration sans nécessiter de conférence diplomatique complète ni
de ratification nationale. Sur le plan pratique, cependant, cela
signifie que les praticiens seront amenés à se référer beaucoup plus
fréquemment aux règlements d'exécution que par le passé.
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